Chien plage
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Etude Esthima / Wamiz : Obsèques et deuil de nos animaux de compagnie

La mort d'un animal de compagnie, devenu un véritable membre de la famille, peut être une épreuve très difficile. Elle est en tout cas redoutée.

Les animaux de compagnie sont autant aimés qu’un frère, une sœur ou un parent. Leur mort serait d'ailleurs aussi douloureuse que celle d’un proche.

Sentiment d'incompréhension lors du chagrin éprouvé, gestion difficile des obsèques, deuil…

Ce sont les points qui ont été soulevés dans l'infographie que nous avons réalisé avec Wamiz auprès de 3846 propriétaires de chiens et/ou de chats sur l’ensemble du territoire français (du 14 au 21 septembre 2020)

Plus qu’un animal, un membre de la famille

Pour 82% des propriétaires, il est un véritable membre de la famille. Depuis un moment déjà, nos animaux de compagnie ont pris une place considérable dans la société mais surtout au sein des foyers. Ils ne vivent plus dehors, dans une niche, à garder la maison. La plupart d’entre eux sont au chaud et partagent le quotidien de la famille. On leur donne accès au canapé, on fête leur anniversaire, on dépose aussi pour beaucoup un cadeau au pied du sapin à noël...

Les animaux de compagnie seraient même autant aimés qu’un frère, une sœur ou un parent par 88% des répondants.. Certains vont même jusqu’à dire que leur animal est comme leur enfant, et ils ne sont pas un cas isolé puisqu’ils sont plus d’une personne sur quatre.

Une perte aussi douloureuse que celle d’un proche

C’est donc sans surprise que pour la grosse majorité des répondants (90%), la mort de leur animal a été aussi difficile que de perdre un proche. Un moment où se sentir accompagné compte, car pour tout deuil, pouvoir en parler à ses proches ou aux personnes qui nous entourent est crucial.

Cependant, 26% ne se sont pas sentis compris lorsqu’ils ont pleuré leur animal et 54% se sont sentis compris uniquement par des proches. En effet, il n’est pas rare de voir des non propriétaires d’animaux désemparés face à l’ampleur de la tristesse des amoureux des animaux.

Esthima s’est alors demandé comment ces propriétaires parviennent à faire le deuil. Consultent-ils des psychologues comme nous le faisons parfois pour la perte d’un proche ? 32% ont surmonté le deuil de leur animal en prenant un nouvel animal. Bien entendu, il faut bien réfléchir avant d’adopter un nouveau compagnon : cela ne doit pas être motivé par l’espoir de retrouver son animal disparu. Les propriétaires vous le diront, les nouveaux animaux ne remplacent pas les précédents mais ils sont une nouvelle source d’amour et de joie dont il faut prendre soin et qui occupe l’esprit. Pour le reste, seul le temps a pu cicatriser les blessures.

Une gestion des obsèques pas si simple

Plus d’une personne sur deux ne se sent pas suffisamment informée sur l’aspect administratif et organisationnel des obsèques d’un animal de compagnie. Lorsqu’on fait face à la perte d’un être cher, le choc émotionnel rend d’autant plus difficile la concentration et l’assimilation des informations.

Pour choisir les obsèques, 69% des personnes interrogées se sont tournées vers un vétérinaire. 10% ont demandé conseil à un proche et 10% se sont tournés vers le crématorium spécialisé le plus proche de chez eux.

Les propriétaires confient plus facilement la dépouille de leur petit animal à un vétérinaire (49%). Il est souvent la solution de facilité, le professionnel en qui on a confiance et qu’on connaît, celui qui accompagne l’animal tout au long de sa vie et l’endroit où parfois l’animal s'éteint… Toutefois, 23% se dirigent directement vers une société de pompes funèbres animalières.  

28% des répondants déclarent qu’ils comptent s’occuper eux-mêmes de la sépulture. Une action qui doit être encadrée et respecter des mesures précises : enterrer l’animal à plus d’un mètre sous terre, à 35 mètres des habitations ou points d’eau, seulement si l’animal n’excède pas les 40kg, etc.

Des obsèques pas si différentes de celles des humains

La majorité des propriétaires choisit la crémation (68%). Concernant les humains, plus d’une famille sur deux choisit la crémation*

Concernant l’inhumation, 58 % récupèrent les cendres pour garder leur animal auprès d’eux, 34% les récupèrent pour les disperser dans un endroit symbolique et seulement 8% ne souhaitent pas les récupérer.

Comme pour les humains, plus d’une personne sur deux aimerait organiser une cérémonie funéraire pour son animal ! Pouvoir se recueillir, rendre un dernier hommage à son petit compagnon et lui dire au revoir peut s'avérer véritablement thérapeutique.

85 % ont conservé un souvenir : une photo (90%) ou bien des accessoires (53%). Certains emportent même précieusement une petite touffe de poils (21%).

À chacun son expérience mais une chose est quasi unanime chez les propriétaires des animaux de compagnie : le processus de deuil est très proche de celui qu’on peut connaître pour un humain.

L'infographie

Découvrez l'infographie sur les obsèques et le deuil de nos animaux de compagnie

 

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